L’HARMONIE DES ANTONYMES
L’exposition « L’harmonie des antonymes» est prolongée jusqu’au 30 novembre 2011 avec un nouvel accrochage des artistes :
G. Bru, G. Chaissac, C. Degaine, S. Délianis, J. Dubuffet, G. Eppelé, R. Erebo, Max Ernst, P.-A. Gette, M. Graniou, Kim En Joong,
G. Lauro, R. Malaval, D. Négro, J.-F. Ozenda,
J. Prévert, G. Ribemont-Dessaignes, M. Roux.
GALERIE CHAVE
13, rue Isnard – 06140 – VENCE
www.galeriechave.com
Fondée en 1947, la galerie Chave est la plus ancienne galerie d'art de la région niçoise.
Les expositions qui y sont organisées témoignent d'une recherche exigeante de créateurs connus ou moins connus, suivant chacun un itinéraire cohérent et original en dehors de tous regroupements, tendances répertoriées et modes artistiques. C'est un haut lieu de l'art insolite et de l'édition de livres illustrés.
À côté d’oeuvres d’artistes de renommée internationale ayant vécu sur la Côte d’Azur comme Jean Dubuffet (qui eut des expositions régulières à la galerie entre 1955 et 1962 puis en 1985 : Salut à Jean Dubuffet puis en 1995 La période de Vence de Jean Dubuffet), Max Ernst (qui exposa régulièrement à partir de 1966 et réalisa un grand nombre d’éditions lithographiques à Vence), Georges Ribemont-Dessaignes qui vivait à Saint-Jeannet, on peut voir régulièrement sur les cimaises des trois étages de la galerie des oeuvres d’’artistes, qui « questionnent » voire qui « déran-gent ».
L’exposition de l’été, dont le titre est L’harmonie des antonymes regroupera des artistes de la galerie, très différents les uns les autres par leur esprit et leur technique, vivant ou ayant vécu sur la Côte d’Azur :
G. Bru, G. Chaissac, C. Degaine, S. Délianis, J. Dubuffet, G. Eppelé, R. Erebo, Max Ernst, P.-A. Gette, M. Graniou, Kim En Joong, G. Lauro, R. Malaval, D. Négro, J.-F. Ozenda, J. Prévert, G. Ribemont-Dessaignes, M. Roux.
Ils illustreront la phrase d’Héraclite « Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble, de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, tout devient par discorde »
LOUIS CARMEIL
Rétrospective
Du 9 Avril au 27 Mai 2011
LOUIS CARMEIL
naît le 4 août 1920 à Fumel.
meurt le 19 novembre 1999 à Villeneuve sur Lot.
A travaillé dans le commerce de ses parents de 1933 à 1952.
À partir de cette date, il exploite, avec son épouse, la boucherie pour son propre compte.
A commencé à peindre en 1955 pour occuper ses loisirs.
Se consacre entièrement à la peinture en 1968, date à laquelle il cesse toute activité commerciale.
En dehors de la peinture, il s'occupait d'une petite exploitation agricole, de chevaux…
EXPOSITIONS PERSONNELLES :
1974 : Galerie Chave, Vence.
1977 : Galerie Chave, Vence.
1978/1979 : Ateliers d'aujourd'hui
Centre Pompidou, Paris.
2011 : Galerie Chave, Vence, « Rétrospective ».
EXPOSITIONS DE GROUPE :
1978 : ARC 2 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
« Les Singuliers de l'art »
1981 : ELAC Lyon, « Le monde d'Alphonse Chave »
2009 : Fondation Hugues Château de Villeneuve, Vence
La Collection Chave – « de Dada à demain »
Galerie Chave en permanence
Galerie Chave
LOUIS CARMEIL (1920-1999)
Succédant à ses parents, Louis Carmeil fut artisan boucher une grande partie de sa vie dans la petite ville de Fumel (Lot et Garonne).
Cet amoureux de la viande de boucherie, tendre et subtilement colorée, s’est évadé au fur et à mesure des années, vers un mode d’expression plus poétique : la peinture et la réalisation d’objets.
Se bornant à peindre, au départ, des natures mortes d’une façon qu’il pensait classique, mais qui était déjà très personnelle, il détourna petit à petit la représentation des formes vers des visions fantasmatiques plus sensuelles et plus élaborées.
Tout naturellement, comme le tranchant du couteau à travers le muscle tiède, son pinceau enveloppait le contour des formes, les frôlant, les auréolant, les transgressant… Il se mit à fabuler sur ces chairs qui ne sont plus tout à fait animales. En flairant la couleur juste, il jetait un regard sensuel sur ces contours ambigus qui émergeaient de la matière.
L’ambivalence est parfaite entre la « viande » et la « chair ». Un érotisme latent et mystérieux s’en dégage.
En dehors des modes et des tendances actuelles de l’art, cette oeuvre est à la fois rassurante par sa tendresse et étrange par sa symbolique.
Témoin de la vie de la terre cathare, rude et mystérieuse, Louis Carmeil l’a transposée dans son monde imaginaire énigmatique.
M. Chave
EDITIONS
Livres et estampes de Georges Bru, Fred Deux, Jean Dubuffet, Max Ernst, Bernard Guillot, Michel Graniou, Kim En Joong, Slavko Kopac, Georges Lauro, Henri Michaux, Man Ray, Georges Ribemont-Dessaignes, Théo Tobiasse, André Verdet, Claude Visieux.
à partir du 15 décembre 2010
ISABELLE JAROUSSE
Exposition de dessins en relief
Du 21 Août au 30 Novembre 2010
ISABELLE JAROUSSE
est née en 1964 à Marvejols (Lozère).
Elle vit et travaille à Lyon.
EXPOSITIONS PERSONNELLES :
2010 : Galerie Chave, Vence.
2008 : Galerie Béatrice Soulié, Paris.
2006 : Galerie Béatrice Soulié, Paris.
2005 : Musée Saint-Jean, Chirac (Lozère).
2004 : Galerie Chave, Vence.
2004 : Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
2003 : Fondation Winkler, Gütersloh (Allemagne).
2002 : Galerie Michelle Fallet, Genève (Suisse).
2001 : Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
1999 : Groupe d’Art Contemporain, Annonay.
1997 : Maison des Écritures, Lyon.
1998 : Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
1996 : Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
1994 : Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
SÉLECTION DES EXPOSITIONS COLLECTIVES :
2010 : Salon du dessin d’art contemporain, Bruxelles.
2009 : Salon du dessin d’art contemporain, Paris, galerie Béatrice Soulié.
« De Dada à demain, l’esprit Chave »,
Fondation Emile Hugues, Vence.
2008 : « Point à la ligne » Galerie Martagon, Malaucène.
« Au fil du hasard », galerie Chave, Vence.
« Irréel, de la réalité au rêve », musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône.
« Traits…confidentiels », Arteum,
Châteauneuf-le-Rouge.
2007 : « Art-Paris », galerie Chave.
« Noirs dessins », galerie Béatrice Soulié, Paris.
« Donation Daniel Cordier », musée des Abattoirs, Toulouse.
« Cinquante artistes de Rhône-Alpes »,
musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône
en résonance avec la biennale d’art contemporain de Lyon.
2005 : « Dessins pointus », musée de la
Halle-Saint-Pierre, Paris.
« Petits formats », galerie Chave, Vence.
2003 : « Quarante dessinateurs », galerie Chave, Vence
2002 : Centre culturel Louis Aragon, Oyonnax.
2001 : Biennale d’art contemporain, Taïpeï (Taïwan).
Galerie Chave, Vence.
2000 : Château de Voguë (Ardèche).
1999-97 : Biennale de Taïpeï (Taïwan).
1996 : Centre culturel Louis Aragon, Oyonnax.
Photographies de Georgette Bastian et Robert Jessel
ACQUISITIONS :
Conseil Général du Rhône, Musée d’art contemporain de Taïpeï (Taïwan), Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône, Centre Georges Pompidou (donation Daniel Cordier), Fonds de l’abbaye d’Auberive (Haute Marne).
ISABELLE JAROUSSE, PÉNÉLOPE ET OPHÉLIE…
Préface du catalogue, comportant 25 reproductions, édité à 350 exemplaires à l'occasion de cette exposition.
«Sur une immense toile, elle passait les jours. La nuit, elle venait aux torches la défaire. » (1)
Ces mots d’Homère à propos de Pénélope attendant le retour d’Ulysse conviennent à Isabelle Jarousse qui, inlassablement depuis vingt ans, travestit le papier en une étoffe sertie de dessins à l’encre de chine. Ronds, hachures et figures animent les creux et les plis qu’elle modèle dans l’intimité de l’atelier.
Dans L’Attente au crépuscule, l’artiste, en proie aux révélations de l’inconscient, constitue le terreau de nos propres hallucinations. La nuit hante l’œuvre, peu-plée d’étranges rêves. Le regard s’enfonce dans le noir profond du voile de papier.
Le sommeil et la mort vont de paire. La récente série Fleurs et couronnes résonne d’accents shakespeariens : les grands formats en longueur évoquent l’eau sta-gnante dans laquelle s’évanouit la belle Ophélie dont le corps-papier, fantasmé et modelé par l’artiste, est couvert de fleurs fraîches.
Être Ophélie, c’est dire et redire la détresse et la joie, c’est dessiner le clair et l’obscur d’une page, exprimer dans la chair l’instabilité d’un monde qui a le vague à l’âme.
Bien qu’empreint d’un impalpable sentiment romantique, l’œuvre est loin d’insuffler le morbide. Reprise par Philippe Delerm, la figure héroïque d’Hamlet devient lumière ; une «tache blanche, l’essentiel, le centre du motif » (2) Dès lors, le sujet de l’œuvre n’est plus l’attente mais bien celui du destin pris en main. Le regar-deur bascule dans l’espace et le temps de la vie : il arpente les méandres du papier, plein d’un monde foisonnant.
La recherche d’un ailleurs accompagne le sentiment d’abandon auquel l'artiste aspire : un abandon charnel qu’allégorisent les personnages féminins en proie à la virile frénésie des caresses prodiguées jusqu’à l’orgasme ; un abandon dans le deuil enfin, tant est que les deux soient liés, comme perte.
Isabelle Jarousse décrit un univers modulable au gré de nos pensées. Ses sujets incarnent la chair et l’âme de nos désirs dans les rêves et les mythes, à l’instantanéité du regard. L’œuvre dévoile une géographie de l’inconscient dont les plis invitent à sonder l’intériorité du dessin. Telle serait la portée enivrante de l’encre qui nous submerge et de l’ivresse du blanc qui, en creux, nous révèle à nous-mêmes un univers incommensurablement grand.
Damien Chantrenne
(1) Homère, L’Odyssée, XXIV.
(2) Philippe Delerm, Autumn.
PASCAL VERBENA
Exposition « Retour de Saint-Jacques-de-Compostelle »
Du 3 Juillet à Novembre 2010
PASCAL VERBENA
est né le 16 Août 1941 à Marseille.
EXPOSITIONS PERSONNELLES :
1977 - 1978 - 1979 : Atelier Jacob, Paris. Catalogue.
1981 : Galerie André Nègre, Marseille.
1982 : Galerie Buccholz, Munich.
1984 : Galerie Rosa Esman, New York.
1991 : Galerie Chave, Vence. Catalogue.
1992 : Galerie Françoise Dufaure, Marseille.
Catalogue.
1994 : Reed’s Wharf Gallery, Londres. Catalogue.
1995 : Galerie Chave,Vence. Catalogue.
1995 : Galerie Argiles, Paris. Catalogue.
1995 : Centre d’Art Contemporain, Forcalquier. Catalogue.
1996 : Galerie Chave, Vence. Catalogue.
Publication d’ « Ephémère Oasis ».
1999 : Phyllis Kind Gallery, New York.
2000 : Artothèque Antonin Artaud, Marseille.
Catalogue.
2000 - 2001 : Galerie Chave, Vence. Catalogue.
2003 : Musée de l’hospice Saint-Roch, Issoudun. Catalogue.
2004 : Galerie Chave, Vence.
2005 : Musée de la Poste, Paris. Catalogue.
2007 : Galerie Chave, Vence.
Présentation de « La bise de l’âne ».
2010 : Galerie Chave, Vence.
« Retour de Saint-Jacques-de-Compostelle ».
Catalogue.
À la fin de l’été 2004, Pascal Verbena et sa compagne Nelly firent un voyage solitaire à pied, d’Arles à Saint-Jacques-de-Compostelle, que l’artiste relata dans son livre « La bise de l’âne », que nous éditions en 2006.
En fait, « La bise de l’âne », beaucoup plus qu’un récit de voyage, est un retour sur soi, une auto-analyse enrichie par une réflexion personnelle sur le processus de création d’un autodidacte qui, en permanence au corps à corps avec la nature et ses éléments, se laisse avant tout conduire par son propre instinct de découverte.
Cette lente méditation, l’a conduit à de nouvelles créations que nous présentons dans cette exposition « Retour de Saint-Jacques-de-Compostelle », dans la même ligne que les précédentes mais enrichies par la diversité des matériaux utilisés et des techniques employées. Comme les bois flottés, trouvés dans le delta du Rhône qu’il utilise depuis longtemps, les ardoises du chantier de sa maison des Alpes qu’il façonne avec opiniâtreté et minutie, donnent toute leur magie et leur mystère aux habitacles, triptyques, stèles et dessins récents.
Le voyage iniatique, riche et éprouvant d’Arles à Saint-Jacques-de-Compostelle, Pascal Verbena le revit tous les jours dans le silence de son atelier du Vieux-Port de Marseille, lorsqu’il dessine et sculpte avec une multitude de détails qui ont chacun leur sens, des œuvres puissantes et étranges, prenantes et affranchies du temps et de la mode.
Madeleine Chave
Exposition « ART BRUT ET ALENTOURS »
Du 27 Mars à fin Juin 2010
Exposition « ART BRUT ET ALENTOURS »
L’exposition « Art Brut et alentours » s’articule autour d’un noyau d’artistes rassemblés par Alphonse Chave et Jean Dubuffet en 1959-1960 : Aloïse, Rose Aubert, Jacqueline B., Boris Bojnev, Georges Dem-kin, Marthe Isely, Jean-François Ozenda, Francis Palanc… répondant aux critères très stricts énoncés par Jean Dubuffet.
Depuis cinquante ans, les modes d’expression et de communication ont changé dans un monde de plus en plus médiatisé. Mais il reste quelques autodidactes « aux alentours de l’art brut » dont le parcours artistique, souvent fugace et fulgurant, se déroule dans un isolement presque total. Leur éloignement du monde, voulu ou subi, est provoqué par leur situa-tion instable, l’incompréhension de leur entourage, la maladie qui les conduit à un enfermement réel ou psychique, leur besoin de vivre dans un univers fantasmatique, artificiel ou supraterrestre…
Ils sont inconnus des circuits institutionnels et de marchandisation de l’art. Ils naviguent à vue au gré de leurs impulsions et ne cherchent pas à suivre les tendances de la mode car ils ne les connaissent pas. Ils utilisent des matériaux « laissés pour compte » au gré de leur intuition et de leur fantaisie. Ils inventent leur propre code : alphabets transposés ou scrip-tions figurées qu’ils agencent selon leur propre logique. Quelques vision-naires se laissent, disent-ils, guider par des forces occultes, probablement parce qu’ils n’arrivent pas à décrypter un processus de création qui leur échappe…
Ils osent, ils découvrent ce que des artistes patentés utilisent parfois long-temps après eux. Ce sont souvent des talents en friche mais c’est dans ces friches que l’on trouve le terreau de l’art.
La liste des artistes présentés est parcellaire car nous n’y incluons pas quelques créateurs ayant le même esprit, mais dont l’œuvre prolifique, souvent complexe et multiforme, sera montrée dans de prochaines expo-sitions personnelles accompagnées d’une monographie.
M. et P. Chave
