ARCHIVE 2011

L’HARMONIE DES ANTONYMES

Eté 2011

G. Bru, G. Chaissac, C. Degaine, S. Délianis, J. Dubuffet, G. Eppelé, R. Erebo,
Max Ernst, P.-A. Gette, M. Graniou, Kim En Joong, G. Lauro, R. Malaval, D. Négro,
J.-F. Ozenda, J. Prévert, G. Ribemont-Dessaignes, M. Roux.

« Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble, de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, tout devient par discorde »
Héraclite

 

LOUIS CARMEIL
Rétrospective

Du 9 Avril au 27 Mai 2011

LOUIS CARMEIL

naît le 4 août 1920 à Fumel. Meurt le 19 novembre 1999 à Villeneuve sur Lot.
A travaillé dans le commerce de ses parents de 1933 à 1952.
À partir de cette date, il exploite, avec son épouse, la boucherie pour son propre compte.
A commencé à peindre en 1955 pour occuper ses loisirs.
Se consacre entièrement à la peinture en 1968, date à laquelle il cesse toute activité commerciale.
En dehors de la peinture, il s’occupait d’une petite exploitation agricole, de chevaux…

EXPOSITIONS PERSONNELLES :

1974 : Galerie Chave, Vence.
1977 : Galerie Chave, Vence.
1978/1979 : Ateliers d’aujourd’hui Centre Pompidou, Paris.
2011 : Galerie Chave, Vence, « Rétrospective ».

EXPOSITIONS DE GROUPE :

1978 : ARC 2 Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris « Les Singuliers de l’art »
1981 : ELAC Lyon, « Le monde d’Alphonse Chave »
2009 : Fondation Hugues Château de Villeneuve, Vence
La Collection Chave – « de Dada à demain »
Galerie Chave en permanence

Succédant à ses parents, Louis Carmeil fut artisan boucher une grande partie de sa vie dans la petite ville de Fumel (Lot et Garonne).
Cet amoureux de la viande de boucherie, tendre et subtilement colorée, s’est évadé au fur et à mesure des années, vers un mode d’expression plus poétique : la peinture et la réalisation d’objets.
Se bornant à peindre, au départ, des natures mortes d’une façon qu’il pensait classique, mais qui était déjà très personnelle, il détourna petit à petit la représentation des formes vers des visions fantasmatiques plus sensuelles et plus élaborées.
Tout naturellement, comme le tranchant du couteau à travers le muscle tiède, son pinceau enveloppait le contour des formes, les frôlant, les auréolant, les transgressant… Il se mit à fabuler sur ces chairs qui ne sont plus tout à fait animales. En flairant la couleur juste, il jetait un regard sensuel sur ces contours ambigus qui émergeaient de la matière.
L’ambivalence est parfaite entre la « viande » et la « chair ». Un érotisme latent et mystérieux s’en dégage.
En dehors des modes et des tendances actuelles de l’art, cette oeuvre est à la fois rassurante par sa tendresse et étrange par sa symbolique.
Témoin de la vie de la terre cathare, rude et mystérieuse, Louis Carmeil l’a transposée dans son monde imaginaire énigmatique.

M. Chave